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7^0 LA NOUVELLE REVUE FRANÇAISE

La voyez- vous, les ailes étendues, la petite croix véhémente, comme les séraphins qui ne sont qu'ailes sans aucuns pieds et une voix perçante devant le trône de Dieu ?

PIERRE DE CRAON. — Je l'entends.

Et c'est ainsi qu'une fois je l'ai entendue à l'aurore, le jour que nous avons dédié ma fille, Notre-Dame de la Couture,

Et il lui brillait un peu d'or, à la pointe extrême de cette grande chose que j'avais faite, comme une étoile neuve !

VIOLAINE. — Pierre de Craon, si vous aviez fait de moi à votre volonté.

Est-ce que vous en seriez plus joyeux mainte- nant, ou est-ce que j'en serais plus belle .

PIERRE DE CRAON. — Non, Violaine.

VIOLAINE. — Et est-ce que je serais encore cette même Violaine que vous aimiez ?

PIERRE DE CRAON. — xVon pas elle, mais une autre.

VIOLAINE. — Et lequel vaut mieux, Pierre.? Que je vous partage ma joie, ou que je partage votre douleur ?

PIERRE DE CRAON. — Chante au plus haut du ciel, alouette de France !

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