Ouvrir le menu principal
Cette page n’a pas encore été corrigée


CONSEILS A MON FILS 75 1

terie qui ne soient de meilleure compagnie que ne furent jamais Descartes ou sir Isaac Newton. J'honore fort et je respecte ces génies supérieurs ; mais je souhaite de converser avec des gens de ce monde qui paient leur écot dans la société en enjouement, en savoir-vivre, et en connaissance des hommes. Dans la vie commune on a plus sou- vent besoin de petite monnaie et d'argent que d'or. {Lettre CCLV — 19 septembre 1752).

J'ai connu bien des gens patronnés et avancés par ceux qui n'avaient d'autre raison pour cette préférence qu'une longue habitude avec eux.

(Jbîdem),

Les plus habiles négociateurs ont toujours été les hommes les plus polis et les mieux élevés du monde ; ils ont même été ce que les femmes appel- lent des hommes charmants.

{Lettre CCLVII — 29 septembre 1752).

Un ministre à l'étranger ne peut jamais être un homme d'affaires consommé s'il n'est en même temps homme de plaisir. Ses plaisirs lui servent à finir la moitié de ses affaires ; il arrive à ses vues peut-être plus directement et sans trop se rendre suspect aux bals, aux soupers, aux assemblées, aux parties, par ses intrigues avec les femmes et les liaisons qu'il forme insensiblement avec les hommes à ces heures d'amusement et d'abandon.

{Lettre CCLVII déjà citée).

�� �