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742 LA NOUVELLE REVUE FRANÇAISE

gea cette erreur. La réforme qu'il fit du calendrier fut d'abord adoptée par toutes les puissances catholiques de l'Europe et ensuite par les princes protestants ; la Russie, la Suède et l'Angleterre ne s'y sont pas encore conformées. Il n'était pas selon moi, très honorable pour l'Angleterre de persister dans cette erreur grossière et reconnue, surtout en pareille compagnie. Tous ceux qui avaient des correspondances étrangères de commerce ou de politique en ressentaient les inconvénients. Je me décidai donc à tenter cette réforme. Je consultai les gens de loi les plus habiles, les plus habiles astronomes, avec lesquels je fabriquai ce bill. Mais ici commença pour moi le difllîcile. Je devais pré- senter le bill qui était naturellement composé du jargon des gens de robe et de calculs astronomiques que j'ignorais également. Cependant il était abso- lument nécessaire de faire croire à la Chambre des Lords que j'entendais quelque chose à la matière et de leur faire croire qu'ils l'entendaient eux- mêmes quelque peu, ce qu'ils ne risquaient guère. J'aurais pu aussi bien parler celtique ou esclavon qu'astronomie et ils m'auraient entendu également. Je résolus donc de faire mieux que de parler du sujet ; au lieu de les instruire, je m'attachai à leur plaire. Je leur donnai donc un précis historique des calendriers depuis celui des Egyptiens jusqu'au grégorien, les amusant de temps en temps par de petits épisodes; mais j'étais particulièrement atten-

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