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CONSEILS A MON FILS 575

moyen plus assuré. Observez soigneusement ce qui vous agrée chez les autres, il est probable que vous leur plairez en les imitant. Si vous êtes sen- sible à l'attention et à la complaisance que les autres ont pour votre humeur, vos goûts ou vos faiblesses, concluez-en que la même complaisance et la même attention de votre part leur plairont également. Prenez le ton de la compagnie où vous vous trouvez sans prétendre le donner vous- même. Soyez sérieux, gai ou même folâtre selon l'humeur que vous trouvez à la réunion : c'est une attention de chaque individu doit avoir pour la majorité. Ne racontez point d'histoires en com- pagnie ; il n'est rien de plus ennuyeux ni de plus désagréable. Si par hasard vous en avez une très courte, qui s'applique tout à propos au sujet de la conversation, rapportez-la en aussi peu de mots qu'il est possible, et même alors donnez à entendre que vous n'aimez pas à conter des histoires, mais que la brièveté de celle-ci vous a tenté. Sur toutes choses bannissez le moi de votre conversation et ne songez jamais à entretenir les gens de vos intérêts personnels ou de vos affaires privées ; intéressantes pour vous, elles ne sont qu'ennuyeuses ou impertinentes pour autrui ; d'ailleurs on ne saurait observer trop de secret sur ses propres affaires. Quelque idée que vous ayez de vos talents, n'en faites point parade en com- pagnie, et ne travaillez pas, comme font beaucoup

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