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��CONSEILS A MON FILS

��Bien que j'emploie une si grande partie de mon temps à vous écrire, je confesse que j'ai souvent mes doutes sur le profit que vous pouvez en re- tirer. Je sais combien un avis est en général mal venu ; ceux qui en ont le plus besoin sont, je le sais, les derniers à les aimer et à les suivre, et je sais aussi que les avis des parents sont particulière- ment attribués à l'humeur chagrine et impérieuse ou à la loquacité du vieil âge. Mais, d'un autre côté, je me flatte que, comme votre propre raison (si elle est trop jeune encore pour vous suggérer beaucoup de son propre fond) est cependant assez forte pour vous mettre en état de saisir une vérité frappante, je me flatte, dis-je, que votre propre raison, toute jeune qu'elle est, doit vous dire que je ne puis avoir d'autre intérêt que le vôtre dans les conseils que je vous donne, et que vous con- sentirez, en conséquence, à les peser mûrement. Dans ce cas, quelques-uns, je l'espère, auront leur effet.

Ne vous imaginez point que je prétende ordon- ner en père ; je ne veux que vous conseiller en

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