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548 LA NOUVELLE REVUE FRANÇAISE

et prendre sa place. On sait par quelles manœuvres l'oppo- sition amena le ministre à commettre des fautes qu'on invoqua ensuite contre lui. En 1738, on lui demandait en même temps la réduction de l'armée et une déclara- tion de guerre à l'Espagne. On échoua sur le premier point, mais Walpole, pour se défendre, avait été obligé d'évoquer la guerre tellement qu'il fut obligé de la déclarer, l'année suivante. La guerre étant mal pré- parée, on lui imputa les échecs de Vernon devant Car- thagéne et à Cuba. Un député obscur, Sandys, soutenu par Pulteney et Pitt, l'accusa de tous les mécomptes qu'avait subis l'Angleterre. Walpole resta vainqueur encore mais le retentissement dans le pays avait été pro- fond. L'année suivante, lorsqu'il demande de voter des subsides pour Marie-Thérèse que menaçaient tous ses voisins, Argyle et Chesterfield attaquèrent la politique hanovrienne, et lorsque l'armée du maréchal de Maille- bois menaça le Hanovre et obligea Georges II à abandon- ner Marie-Thérèse, l'opposition trouva dans cette défaite un nouveau prétexte à sévir.

Enfin aux élections générales de 1741 se livra l'assaut décisif sous la conduite pécuniaire du Prince de Galles. Walpole fut battu, on lui conseillait de donner sa démis- sion. Il resta à son poste jusqu'à une défaite décisive au sujet de l'élection de Chippenham (18 janvier 1742). On connaît le récit de cette séance mémorable que nous donne Horace Walpole dans ses lettres à Horace Mann. Des deux côtés on cherchait le plus de voix possible, on apportait au vote les malades, les infirmes, on y envoyait les hésitants après des marchandages ou des menaces. Enfin, Sir Robert se retira, le roi le reçut en pleurant.

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