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490 LA NOUVELLE REVUE FRANÇAISE

pour ma part, il convient de se réjouir. Car c'est sur ce nou- vel état des esprits, sur cette nouvelle orientation des volontés que prendra son appui la renaissance dramatique dont nous ne voulons pas, malgré tout, désespérer. J. C.

��TRADUCTIONS

EMILE VERHAEREN. — Die Gesichter des Lebens. — Die getrâumten Dôrfer. (Leipzig, 191 1, im Insel-Verlag.)

Aux traductions des Poèmes choisis et des Drames l' Insel- Verlag ajoute celle des Visages de la vie et des Campagnes hallucinées.

Ce n'est plus la manière abondante et libre de Stefan Zweig: la pénétration, la finesse du rendu, voilà les qualités que nous avons eu l'occasion de louer déjà chez Erna Rehwoldt.

Elle veut, elle sait écrire. On pense en la lisant à Stefan Georg, et à cette jeune école dont le souci de style est chose assez remarquable outre- Rhin. Point de doute : la langue allemande évolue. L'esprit d'analyse va croissant. Sous sa poussée la syntaxe se transforme. L'ancienne et massive ordon- nance est rompue. La pensée se délie, la phrase s'émiette. L'incidente vient saillir hors du bloc pesant qu'elle a descellé :

Wandrer, von viel zu viel Schritten ait,

mâche an dieser Stelle,

erschopft, ich Hait. Elle enjambe le rejet, réclamant pour elle l'attention :

.... und machte die Geister beten,

in Freude selig oder stolz in Schmerz.

und wunschte am Boden zu liegen,

als ein Narr, eine Beute verlan. Le mot lui-même, comme la proposition, sous une impression plus vive bondit du cortège monotone et lent. L'épithète rompt avec le substantif et s'isole :

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