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MOMENTS 423

��IMMOBILITE

��roiâ qju tout ce que fat fait est devant moi : tous mes actes^ debout ensemble^ a un appel qui ne vient pas de moi, mais de V heure et du Ueu. Je les subis. Je suis confronté avec eux sans remords, sans regret, sans souvenir, sans joie, mais dans Punique émoi que crée une présence. Ils sont comme des pions quand la partie est faite, définitifs, et si je veux les déplacer, je sais que mes deux mains n'ont pas à n^ obéir ; et si je veux crier pour mieux me ressaisir, des mots et des sanglots se pressent à la fois et bouchent le trou de ma gorge et ^y arrêtent ; si je veux seulement me lever, je ressens une étreinte partout égale à mon effort et qui vît et qui moule exactement mon corps; mime si fêtais assez, fort pour me débattre, je serais comme un chien qui déchire un chiffon et qui part, sans l'avoir détruit, V écume aux dents. Voici que tout ce que j'ai fait est devant moi. Cependant je suis jeune et je ruisselle d'âme... Si j'avais une pomme ici, je la mordrais, non point pour la manger, mais pour sentir le jus sourdre au bord de l'empreinte en rond de ma morsure.

��II

��Il fera bientôt nuit, et les branches sont nues. Chaque objet disparaît dans l'âme qu'il diffuse et qui flotte au-dessus de lui, avec tendresse.

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