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41 6 LA NOUVELLE REVUE FRANÇAISE

OÙ Greenwood le suppliait de se mettre un peu plus à la portée de son public).

Quand Greenwood cessa de diriger la St James Gazette^ il songea à fonder une revue pour lui et ses amis. Patmore aurait voulu faire une polémique à tout casser, et proposa de fonder le Twopenny Damn (quelque chose comme :

  • ' L'Engueuleur à quatre sous ") mais le projet n'aboutit

pas. A partir du 1891 il cessa d'écrire dans les journaux et ne publia plus que deux études : sur M™^ Alice Meynell et sur Francis Thompson. De toute sa prose, études et polémiques, il forma trois volumes: Prtnciple in Art (1889); Religto Pœta (1893) et The Rody The Root and the Flower (1895).

La prose de Coventry Patmore demanderait à elle seule une étude. Ce n'est pas du tout de la prose de poëte, comme celle de Verlaine ou comme celle des Mémoires d'Aubrey de Vere. C'est solide et musclé, c'est violent et ça a de la race. Surtout, ne pas croire que Patmore aboutit à la prose à travers le vers libre de UEros inconnu. Sa prose est quelque chose de tout différent ; aussi loin de VAnge et de VEros qu'on peut l'imaginer : un autre art, avec d'autres lois. Le meilleur de ces ouvrages en prose ne nous est malheureusement pas parvenu. Patmore, sur une réflexion maladroite du Père Hopkins, brûla, en 1887, sa Sponsa Dei, petite exposition parfaite, dit Edmund Gosse, de cette doctrine ésotérique de l'Eglise que le poète avait découverte de lui-même, à travers l'amour humain. Mais c'est surtout un morceau de belle prose que nous avons ainsi perdu : le fonds, l'idée, de la Sponsa Deiy anime toute l'œuvre de Patmore.

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