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COVENTRY PATMORE 4I5

— Oui, et j'en suis bien aise.

Il y a aussi un peu de cette aflfectation dans ceci : un jour il dit à Edmund Gosse en parlant de nos Petits Conteurs du XVIIP siècle : " Ils ne sont pas aussi polissons qu'on veut bien le dire : leurs idées sur l'amour sont en grande partie catholiques. " C'est pour réagir contre le catholicisme pudibond, peureux des idées et de l'art, presque puritain et presque protestant, qu'il insistait sur ces choses, et sa haine de Manning, comme représen- tant de l'esprit de " bondieuserie " n'a pas d'autre cause. Et l'on devine quel regard il eut, quand Aubrey de Vere lui demanda de ne pas publier les Odes sur l'Amour et Psyché, comme " pouvant être mal interprétées. "

Toutes ces idées se retrouvent au fond de toute son oeuvre en prose, comme un levain. Cette œuvre, c'est de 1884 à 1895 surtout qu'il l'édifia. F. Greenwood, lié à Patmore par certaines opinions communes (sur Gladstone par exemple) mit à sa disposition les journaux qu'il dirigea successivement : la Pall Mail Gazette et, à partir de 1884, la St James Gaxette. C'est dans ce dernier quo- tidien que, de 1885 à 1891 Patmore exposa copieuse- ment ses idées politiques, son pessimisme absolu en ce qui concernait les événements contemporains ; sa haine de la bourgeoisie et de la pseudo-démocratie ; son mépris parfait du peuple ; sa confiance dans l'aristocratie de naissance, trompée ; sa métaphysique et sa foi. Les articles faisaient de l'eflFet. Mais le public comprenait-il bien ce que voulait cet énergumène sublime qui, en réalité, écrivait contre la poât'tque en général ? ^ (On a des billets

' C'est bien le sens des Odes politiques, il me semble : Fesprit du mpi est attaqué.

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