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POÈMES 397

Mais je sais aussi

Que la vie toute est féminine pour toi

Epousée dans le moment avec des délices énor- mes !

Et bien que je ne sois rien qu'une

Capacité de te recevoir, qui n'est plus vide,

C'est toute chose pour moi d'être sûre que nulle part

Tu ne trouveras pour ton Elue une autre qui soit la même tout-à-fait.

Plumes inquiètes, mes bras ne vous font plus violence. Adieu.

Pendant que tu ne seras point là, je scruterai la monotone prairie.

Pour joncher notre couche des lys des bonnes œuvres.

Et s'il te plaît de revenir ce soir, mon amour.

Un doigt sur ma croisée la fera ouvrir toute grande !

Adieu, adieu !

Que mon ennuyeuse journée du moins

Soit sonore de ton los remémoré.

" Amères, douce amie, rares, voilées Soient toutes vos paroles de moi. Salutairement amères, fort douces. Rares, pour qu'il n'en soit aucune indiscrète. Et voilées, (afin que nul ne voie.)

COVENTRY PaTMORE.

(Traduction de Paul Claudel)

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