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NOTES 381

riste, ou son pinceau de paysagiste, et ce qui sortait de l'un ou de l'autre ne manquait jamais d'intérêt. Il réussissait du reste en tout, sauf cependant pour la musique. Quoique doué du sentiment du rythme, il manquait d'oreille pour apprécier les intervalles, et ne parvint jamais à chanter. "

L'un de ses amis, M. Christian Due, aujourd'hui octogé- naire, publie un opuscule où il raconte sa première entrevue avec l'extraordinaire commis, auprès duquel — de là data leur amitié — il s'était rendu pour acheter quelques sous de ta£Eetas d'Angleterre.

��A PROPOS DU CENTENAIRE DE THACKERAY

On vient de publier en Amérique les lettres de Thackeray à la famille Baxter. Dans la Mercure de France (16 juin) M. Léon Deubel en traduit quelques-unes qui sont infiniment tou- chantes. Elles révèlent l'amoureuse amitié que l'auteur d'Henry Esmond avait vouée à l'aînée des demoiselles Baxter, Sarah. Celle-ci mourut en 1862, et Thackeray écrit à ses parents, le jour de Noël :

" J'ai là votre lettre depuis longtemps. J'avais déjà appris la nouvelle par M. John Dillon, qui a des amis dans le sud. Mais je n'avais pas le courage de vous écrire. Je sais qu'il n'}- a pas pour vous de consolation. J'ai moi-même perdu un enfant autrefois : cela suffit pour vous dire que je comprends votre douleur... Je regarde le portrait de Sarah dans mon album, puis l'estampe que j'ai achetée, il y a des années, parce qu'elle me rappelait Sarah, telle que je l'ai vue pour la première fois. Quelle magnifique créature ! Quelle vie ! Quel rire ! Quelle gaîté ! Et de tout cela, plus rien ! Et vous autres, malheureux, vous restez là à pleurer votre enfant chérie... Quel air mélan- colique elle avait sur sa dernière photographie ! Comme je me souviens bien de sa toilette et du ruban rouge qui entourait ses cheveux ! "....

��D'un article qu'il consacrait récemment dans Le Temps à la

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