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Car sa tristesse ou sa joie
Ne sont pas des choses petites,
Ce sont des forces étrangères
Accourues de plus loin que lui
Pour l'envahir avec désordre.

Car sa tristesse ou sa joie
L’occupent comme des bourrasques,
Si fort qu heureux ou malheureux
Il semble toujours dominé.

Car sa joie ou sa tristesse
Ne peuvent exister qu’extrêmes.

Elles se mêlent, méprisant
L’événement et le désir ;
Elles se hâtent ou se traînent
Ou se retirent, l'une et l’autre,
Le désemparant avec tant de véhémence

Que tu resteras attentif
Elaguant la langue et l'esprit,
Sans jamais trouver de motif
Assez réel pour ne pas être cet ami
Et cet homme qu il faut que tu sois aujourd’hui.

Et si trois heures d’allégresse
Le laissent soudain dévasté
Et douloureusement hostile,
Tu te devras trouver tout prêt.