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258 LA NOUVELLE REVUE FRANÇAISE

Ah ! ce n'est pas la route du bien seulement qui est rabo- teuse,

Celle du mal, elle aussi, est perfide et vertigineuse !

Il n'est pas que d'y aller tout droit, il faut s'instruire pierre à pierre.

Et le pied y manque souvent, alors que le cœur persévère.

Ah, Seigneur ! par ces genoux sacrés, ces deux genoux qui vous ont fait faute à la fois.

Par le haut-le-cceur soudain et la chute à l'entrée de l'hor- rible Voie,

Par l'embûche qui a réussi, par la terre que vous avez apprise.

Sauvez-nous du premier péché que l'on commet par sur- prise ! "

��Tout le discours que prononça M. Maurice Barrés à une séance du " Couarail " nancéen est important, car il établit de façon généreuse et forte la véritable attitude de l'auteur des Bastions de l'Est en face de la culture rhénane :

" Quand je me regarde dans le passé, tel que j'étais à vingt ans, jeune étudiant de cette ville, je me vois au côté d'un jeune homme admirable, le plus regretté compagnon, qui, au premier aspect, semblait être enveloppé de la brume où flottent les personnages de Chamisso, Stanislas de Guaita vivait les imaginations romantiques du Rhin. D'autre part, je sais bien la part qu'eurent dans ma formation les vieux châ- teaux des collines d'Alsace. Je sais encore que d'instinct, de naissance, je suis porté à ne mettre aucun esprit au-dessus de Goethe,

Artiste au front paisible avec des mains en feu.

J'aime Schiller d'avoir chanté nos héroïnes nationales, la romanesque Marie Stuart, fille des Guise et la sainte Jeanne d'Arc, et les trois strophes que ce noble poète a dédiées à la vierge de Domrémy pour la venger des railleries de Voltaire sont celles-là mêmes qu'un Lorrain aurait pu trouver dans son

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