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maintenant une tache en forme de cœur ! Il est sur une table ; le soleil tourne autour de lui ; je le prends, je le caresse, je l’élève dans la lumière du couchant comme un verre !

Un Moine. — Faites-le taire !

Simon. — A la fin, je parlerai plus haut que vous, mes maîtres ! Vous êtes là dans vos stalles, le chapelet au côté, pensant que moins vous bougerez et plus vous me ferez peur. Mais regardez donc mes armes : qui parmi vous m’en montrerait d’aussi belles } Le marteau, et le ciseau ! le marteau solide, bien emmanché, et le ciseau tellement docile que l’on peut en travaillant chanter sans crainte, on le trouve, à la fin du couplet, tout juste où il devait être ! Voilà ma force ; je n^n connais point d’autre, et ne fais nul cas de vos méchants yeux noirs ni de vos gestes de malédictions ! Et maintenant, comme un roi vainqueur qui dit à son ennemi : " J’ai deux armées de troupes encore fraîches; fais donc la paix et cède à mes exigences," vous, écoutez ce que je veux : je veux ma liberté !

Le PÈRE Supérieur. — Non.

Simon. — Je me tourne vers vous, mon Père, comme les hommes d’Orient, lorqu’ils implorent, vont droit au plus grand de leurs dieux. Je veux ma liberté ! Vous m’avez enfermé comme une hirondelle, et j’ai besoin de l’air et du vent ! Croyez-vous, mon Père, que je travaille, là-haut, sur mon échafaudage, entre mes quatre murs de