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LE LIVRE DE l'ÉGLISE 215

lui toute la méchanceté humaine, qu'il prenait toute la douleur humaine et s'en faisait un aliment pour son humble gloire, Elle qui oubliait en lui le Dieu pour pleurer l'enfant ! Comment voulez-vous qu'un homme puisse représenter ça ? 11 y faudrait ses frères les Saints, ceux qui là-haut l'entourent comme une grande sœur, ceux qui, à force de ressentir les angoisses de Jésus, ont été nommés les Parents du Christ et ont reçu dans leurs mains la marque des clous et au sein gauche le caillot de la lance... Mon Père, ayez pitié de moi !

Le Père Supérieur. — De tels sentiments, mon fils, honorent la pureté de ta foi ! Mais ne t'abandonne pas à ta faiblesse ; Dieu te donnera le courage nécessaire, si tu pries.

Simon. — Oh prier ! je ne sais plus comment il faudrait s'y prendre.

Le Père Supérieur. — Que dis-tu .? Ne pries- tu pas tous les jours ?

Simon. — Le soir, mon Père, je suis trop las. Et le matin, quand en ouvrant les yeux je vois sur le mur cette fleur d'iris où le soleil ne manque jamais de passer, je sui? comme un homme à qui l'on a fourré des pièces d'or dans la main : moins il en devine le nombre et plus il se sent riche !

Le Père Supérieur. — Païen !

Simon (bas) — Oui, je suis un païen, (Plus haut et presque en colère) Oui, je suis un païen. Et je n'en ai pas honte, après tout.

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