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l'ode a la FRANCE DE GEORGE MEREDITH K)"]

Mère d'une troupe marquée par le destin

et conçue jadis dans les jours du pèchèy née

du maly de V arrogance et du mépris^

renonce^ et rends ta grande âme^

qui glissera sur Vair comme avec des ailes, pour obéir à la lot

que proclame la volonté divine, quelle proclame par les mille voix des tombeaux oîi gisent tes fils dans F éternel silence. Quelque douloureux déchirement qu entraîne la recherche de ses fils maintenant immortels, penche-toi sur les tombes au loin éparses dans tes plaines, semblables aux vagues qui roulent et que n égaie point le

soleil ; leur cendre est une leçon pour ton âme : " Meurs à la vanité, tue ton Orgueil^ dépouille ton Luxe ; pour que tu vives, meurs à toi-même ", disent-ils, " comme nous sommes morts à une vie que nous aimions, et comme nous pardonnons notre

ennemi, sans demander au Ciel autre chose que de faire jaillir hors de nos tombes étroites la bonne semence qui réjouira la face

de la terre ". Mère! écoute leur conseil. Pour que le vaste univers respire sur ton territoire, éclaire pour toi le dôme changeant du ciel, te donne la Force comme F immense étendue de F Océan bat les falaises, semblable à la suite des générations, non plus divisées en étroits cercles d^ écume tourbillonnants, mais unies en un vaste fleuve qui s élance. Noble France ! C'est F Humanité qui est mise à l'épreuve, en toi.

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