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126 LA NOUVELLE REVUE FRANÇAISE

naturalisme dans le Roman d'un malade, c'en est le morne découragement qui suit son cours, de la première à la der- nière, comme une eau mauvaise où pourtant prennent vie, par leurs racines, de belles fleurs et des arbres frémissants. Des sursauts, mais sursauts désespérés, d'agonie. Nous nous garde- rons de dire que, ce livre, M. Louis de Robert, eût dû l'écrire autre. Non. Tel quel, il est beau. Mais, pour qu'il ait sur nous une répercussion durable, nous en méditerons surtout la der- nière phrase, très-belle :

L'important fi' est pas de conquérir la gloire et de laisser un nom dans la mémoire des hommes, V important c'est de quitter la vie meilleur qu'on n'y était entré.

H. B.

��LA LAMPE ET LE MIROIR, par M. René Chalupt (Bibliothèque de la Phalange).

On aura plaisir à relire dans le volume de M. René Chalupt les poèmes qu'il a publiés ici même. On en trouvera d'autres, d'une grâce un peu féminine et apprêtée, mais où les traces des influences subies sont avouées avec honnêteté.

^e songe à mon aïeul qui était médecin; Il avait sa maison sise à La-Pointe-à-Pitre...

ou encore

Les vestes de brocart et les robes à queues S'attardent à dessein parmi les ombres bleues...

Je crains que, plus que Verlaine ou Jammes, la lecture de Samain n'ait agi sur M. René Chalupt. On ne conçoit guère que parrni tant de fluide séduction, il soit possible de découvrir, dans le Jardin de l'Infante, les qualités viriles et l'autorité qui attirent la confiance et persuadent de prendre attitude de disciple. Ce n'est pas là où il s'efforce vers un art volontaire et solide, comme dans Au Flanc du Vase, que Samain s'acquiert le plus de prestige ; c'est par des poèmes plus ténus et plus

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