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Diomède, par une étude de M. J. Florence sur la Métaphysique de Gabriel Tarde enfin par une charmante page sur Vuillard, particulièrement caractéristique de la manière vivante et souple dont M. Léon Werth conçoit la critique d’art. Il nous plaît d’en détacher ces quelques phrases :

" Un entomologiste fixe une libellule dans une boîte à couvercle de verre. Il dénombrera ses organes. Mais s’il me plaît de regarder la libellule au-dessus de l’étang, quand son vol semble dans l’espace le reflet bleu d’un sillage dans l’eau…

Des peintres établissent entre les objets des rapports qui semblent permanents. Ils les affirment avec rudesse. Ils sont autoritaires et nous asservissent à leur déduction. D’autres peignent leur sentiment ou leur instinct avec tant de tendresse et d’abondance que nous aimons leurs tableaux comme on aime les enfants d’un ami.

Mais Vuillard établit entre les aspects du monde des parentés délicates, découvre des affinités qu’ils ne se connaissaient pas. Cette table, ce tapis, ces livres, ce fauteuil d’osier, cette femme et cet enfant vous les aviez vus déjà entre les murs de cette chambre. Mais vous se saviez pas combien sont innombrables et cachés leurs liens d’intimité. Vous ne saviez pas l’instant où la présence des choses est égale à la présence des êtres, l’instant où les couleurs et lueurs du monde sont pacifiquement rassemblées, ainsi que dans une maison de campagne les grands parents, les parents et les enfants attendent en silence le repas du soir.

Vuillard ne prétend pas nous révéler pesanteur ou densité, crispation des contours ou gonflement des volumes. Des gens disent que sa peinture est superficielle, parce qu’elle est soucieuse des aspects. Précisément, il nous révèle le flottement du monde sur ses plus précieuses apparences et comment nos émotions sont liées à ces apparences. "


On a plaisir à lire dans l'Indépendance un juste article de M. Paul Jamot, Les Théories et les Œuvres. On ne saurait avec