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NOTES 895

suis resté ! — et je voudrai repartir encore bien des fois. — Allons, chapeau, capote, les deux poings dans les poches, et sortons ! — Mais je resterai, je resterai. Je n'ai pas promis cela, mais je le ferai pour mériter votre aÉfection. Vous me l'avez dit. Je la mériterai.

La reconnaissance que je vous ai, je ne saurais pas vous l'exprimer aujourd'hui plus que l'autre jour. Je vous la prou- verai. Il s'agirait de faire quelque chose pour vous, que je mourrais pour le faire — je vous en donne ma parole. — J'ai encore un tas de choses à dire... Ce " sans-cœur " de

A. Rimbaud,

��" Est-il vrai, que vous puissiez penser qu'un Juif, dont les grand-pères, depuis plus longtemps et plus souvent que les vôtres, et avec plus de ferveur, ont chanté vos psaumes qui sont les nôtres, ne peut comprendre votre Pascal dont le Dieu est notre Dieu : le Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob?"

Ainsi M. Spire prend violemment à parti M. Barrés dans la péroraison d'un bel article, très nourri de citations, consacré aux Fantaisies Italiennes d'Israël Zangwill et publié par la Phalange. Que ce soit pour nous l'occasion de marquer notre irrésistible gêne devant l'état d'esprit qui conduit un Barrés à " naturaliser " Pascal, — ou même à suspecter, ce qui nous semble pire encore, la qualité de " pur français " du plus français des écrivains, Montaigne, pour cause d'ascendance sémite. '

Le même numéro (20 Avril) se signale par sa publication d'un souple dialogue tragique d'Edouard Ducoté : la Mort de

^ " Le mépris évident que professe Montaigne des mœurs chré- tiennes, son infatuation de nihilisme, son acharnement contre toute forme de l'héroïsme, son manque de verecttndia... tout cela trahit un étranger qui n'a pas nos préjugés. " (Le Greco, p. 68).

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