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HAUTES ET BASSES CLASSES EN ITALIE 873

��M. Stivers à Lady C...

Madame

On a changé mon maître ! Ce matin, arrive un ordre émané de quelque magistrat, enjoignant à mon maître de payer cent trente et une couronnes, prêtées à une per- sonne à son service, un certain Signor Odoardo Talbossi. Il se trouva que c'était une réclamation, la plus absurde qu'on puisse imaginer, faite par un certain Signor Bruchi, de la fille duquel M. Talboys s'était toqué. Le demandeur n'ayant pas répondu à l'invitation de mon maître, je fus envoyé aussitôt chez sa fille, porteur d'un billet fort civil, la priant de dire si elle était au courant de cette afiàire. Elle demanda qui attendait la réponse. Quant elle me vit, elle rougit, et demanda si mon maître pouvait la recevoir. Je lui dis :

— Oui, certainement, Signora, Je vais vous accom- pagner.

Elle déclina cette offre, mais elle me dit qu'elle serait chez nous dans une demi-heure. J'admirai son beau col- lier de perles, et il me sembla que les couleurs chan- geantes des perles empruntaient à ses joues leur mobilité.

J'allai plusieurs fois à la fenêtre, et je descendis deux fois dans la rue, par crainte qu'elle ne se fût trompée de porte. J'allais pour la dernière fois au portone, lorsque je l'y trouvai. Elle baissa la tête et demanda si mon maître était chez lui, et seul. Je lui dis :

— Oui, Signora. Depuis que nous avons perdu Signor Odoardo, nous n'avons pas eu d'autre compagnie que

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