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868 LA NOUVELLE REVUE FRANÇAISE

Le bon Geppone achève de dîner. Il m'a donné la fleur de liseron que vous avez cueillie, et l'unique graine mûre de celle qui est fanée. En quelque endroit de la terre que je fixe ma demeure, ce liseron formera ma tonnelle. Peut- être n'est-il pas aussi beau que les violettes, votre premier présent. . . Quelles pensées étranges, extravagantes, folles, viennent m'assaillir ! Non, non, non ! Ce n'est pas votre dernier présent.

Il faut qu'il s'en aille, dit-il. Quoi, onze grands milles à faire ce soir ! Il faut qu'il s'en aille, oui, sinon la nuit le surprendra dans la montagne. Adieu !

��Serena à M. Talboys.

Odoardo, Odoardo !

Pourquoi ne m'avez-vous pas dit ce que c'est que la Confirmation ? je croyais que l'évêque m'avait suffisam- ment confirmée : je l'avais été autant que tous les autres, garçons et filles. Une autre jeune fille seulement et moi avions reçu l'ordre de nous présenter devant le Priore le dimanche suivant ; et c'était hier. Et le Priore, avec mon oncle et Signor Ferdinando Gaddi m'ont de nouveau accompagnée jusqu'à l'autel, et m'ont priée de recevoir l'autre sacrement.

Teresina del Rovere paraissait si heureuse et si gaie, ainsi que le jeune homme qui était près d'elle, que nous nous sommes tous pris les mains, comme pour danser. Je regardais plutôt dans leur direction que dans celle du Priore, et je répétai exactement ce qu'ils disaient.

Tout à coup, mon oncle s'aperçut que nous étions

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