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HAUTES ET BASSES CLASSES EN ITALIE 859

ensemble avec lui sur nos genoux. Nous prendrions chacun une de ses oreilles ; et nos petits-doigts pourraient se rencontrer encore, comme ils se sont rencontrés sur la tête de Fido, le onze octobre. Oh, Odoardo ! je crois que nos doigts deviennent insensibles, après que les amants les ont touchés. Depuis ce jour, je n'ai plus rien senti courir le long des miens, ni monter jusqu'à ma gorge et à mes tempes, en me faisant baisser les yeux sur mon sein. Cela me rendit si heureuse, que je commençais à croire que c'était un péché.

Je vous aime, mon Odoardo, je vous chéris tendre- ment ! Je vous aime plus que vous ne me l'aviez deman- dé, jusqu'au jour où vous m'avez priée de vous aimer plus que jamais. Montrez-moi comment je le puis, et je le ferai. Je suis fâchée et surprise de ne vous avoir pas écrit cela plus tôt ; j'ai été souvent sur le point de le faire, mais, ô mon Dieu ! j'ai souvent cessé d'écrire au moment même où je songeais à vous le dire.

Votre Serena à vous.

P. S. J'ai bien quatorze ans, Odoardo ; n'en doutez pas.

��M. Stivers * à Lady C. Madame

��J'ai appris que le nom de la petite jeune fille dont M. Talboys est si épris, et qui provoque tant la curiosité de Votre Seigneurie, est Serena Bruchi. Elle a maintenant quatorze ans, et depuis deux ans n'a pas été laissée à

' Factotum de M. Raikes, riche Anglais résidant à Florence. M. Edward Talboys est le secrétaire littéraire de M. Raikes. (N. trad.)

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