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HAUTES ET BASSES CLASSES EN ITALIE 845

avoir la permission de vous dire que moi aussi je vous aime beaucoup. Mais je ne le dois pas, bien que maman me dise que je puis écrire ce qui me paraît convenable. Mais c'est justement une des choses qui ne sont pas con- venables. Et il y en a un grand nombre d'autres, comme vous l'apprendrez quand vous vous les laisserez dire par le Canonico Rospone (le meilleur confesseur de Florence.)

Je suis toute honteuse ; mes joues brûlent ; je ne sais pas si c'est la pensée d'une de ces choses, ou la pensée que j'écris à vous, ou la pensée de quelque autre chose ; quoi- que pourtant je ne pensais pas du tout à autre chose, mon Signor Odoardo !

Maman dit que vous pouvez venir ; mais vous ne devez venir que quand elle est à la maison. Si vous venez en son absence, je serai obligée de m'enfermer dans ma chambre.

Je trouve que c'est très aimable à vous d'écrire des vers sur mon améthyste. Je vous envoie un petit bouquet de violettes avec vme gaggia ^ au milieu ; toutes provenant de chez mon oncle, et apportées par Geppone.

Vous me demandez, dans vos jolis vers, quand votre cœur sera libre. Cela me fait peur. Comment ! n'est-il pas libre ? Je pensais qu'il l'était. Alors, vous ne devriez pas m'aimer. S'il n'est pas libre, je manque tellement d'expérience, que je ne peux vraiment pas dire quand il le sera ; car c'est maman qui regarde toujours dans l'almanach. Mais venez le lui demander, car je serais bien fâchée si c'était pour longtemps.

Je suis, Signor Odoardo, Sa très humble Servante. de chez Mamariy Serena Bruchi.

' Acacia farnesiana (cassie.)

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