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782 LA NOUVELLE REVUE FRANÇAISE

amusant parallèle entre la vision des deux romanciers, l'un plus coloriste, l'autre plus intellectuel; mais quand à la har- diesse Imaginative, je ne sais si la palme ne resterait pas à Wells. Kipling ne peint vraiment bien que ce qu'il a vu et vécu,

H. G.

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Dans The New Age, sous la plume de M. Arnold Bennett, nous trouvons ces lignes : " Depuis longtemps je m'inquiète d'obtenir une traduction satisfaisante ^ des romans de Dos- toievsky... M. Heinemann va publier les principaux de ces romans, traduits par Mme Constance Garnett (dont l'autorité auprès des gens de lettres a été consacrée par des versions de Tourgueniev et de Tolstoï), et si les romans principaux réussissent auprès du public anglais, il publiera les autres ouvrages, fort importants eux-mêmes... Les Frères Karamazov, en deux volumes, paraîtront d'abord. Personnellement, je con- sidère cette œuvre, avec la Chartreuse de Parme, de Stendhal, comme le roman le plus héroïque de la littérature européenne. Elle contient une douzaine de figures absolument colossales. C'est l'œuvre d'imagination portée à son plus haut degré de puissance. Stendhal est peut-être plus aisément compréhensi- ble et d'un abord plus accueillant ; mais Dostoievsky pénètre plus profondément et s'élève plus haut..."

��REVUES

La Phalange réunit les noms de Marguerite Audoux, de Léon-Paul Fargue et d'André Spire. Elle publie la seconde partie du " Bellérophon" de Fr. Vielé-Grifïin où l'envolée du héros sur les ailes de Pégase forme un morceau singulièrement ample et subtil. Enfin M. Bazalgette y traduit la " Préface à la première édition des "Feuilles d'herbes" de Walt Whitman" (1855) Nous en détachons ce curieux éloge de la langue an- glaise :

1 En anglais.

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