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NOTES 769

J^e iâte les instants comme on tâte le pouls. Comprends-tu, ils sont dans ma main et je les compte avec angoisse et certitude. (Silence)

Lucienne

Je ne croyais fas que tu m'aimais tant. Henri

Tu vas partir. Il ne faut plus nous voir jamais (Se maîtrisant)

Nous souffrons, nous pleurons l'un et l'autre d'entendre

ces mots définitifs qu'il ne fallait pas taire.

Mais songe à la douceur de se dire plus tard " De ce coté- là, je suis sûr".

Et nous continuerons de vivre ainsi, comme il le faut.

L'un de nous ne connaîtra pas la mort de Vautre.

Pense : il n'y aura pas de séparation.

Il suffit que tu partes, et ce sera comme je dis. (Ils s'étreignent d'une façon sacrée)

Je pense qu'on aura saisi le mouvement émotionnel de cette scène, la mise en valeur précise et subtile des mots et des silences, et la haute qualité du sentiment. Que le même poète ait écrit la scène finale de l'ouvrage, où devant ses parents qui n'en peuvent mais, Henri se tue pour faire la preuve de sa valeur méconnue (?) voilà bien sans doute de quoi confondre J Mais la faute en est au héros, l'éternel intellectuel en révolte, auquel nos auteurs devraient définitivement renoncer. Ses déclamations risquent de gâter le poème. Rassurez-vous pourtant, ce n'est pas M. Chennevière qui parle en lui, j'en réponds bien. Avec son poème Le Printemps un vraiment bel espoir se lève. H. G.

��LA LUMIÈRE, pièce en quatre actes de M. Georges

Duhamel, (Spectacles d'avant-garde du Théâtre de l'Odéon).

On nous reproche de montrer parfois peu d'indulgence

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