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PETITS DIALOGUES GRASSOIS 705

Monsieur de Chatel. — Ou bien, tu nous cher- ches des truffes r. . .

Monsieur Guizol PinE, sortant de chez lui, net, bien rasé, propre et frais comme un vieux meuble hollandais mille fois lavé. — C'est encore Barnabe qui est sorti de sa boîte.

Monsieur de Chatel. — Votre pensionnaire est fatigué du régime ?

Monsieur Gui20l Père. — Eh ! que voulez-vous ? C'est comme ça... les cochons, ça vous a une nature inquiète.

Surviennent M. et Madame Guizol^ pour aider le pater- familias à traquer le fuyard. Lorsqu'ils y sont parve- nus^ les trois fermiers restent /a, heureux de bavarder.

Madame Guizol. — Et autrement, monsieur de Chatel, il paraît que vous préparez un fin repas... Ca sent bon, par ici !... C'est plaisir que de voir arranger ces petites fêtes. Et vous savez, si toutefois vous aviez besoin de nous, il ne faudrait pas vous gêner... Nous sommes vôtres de grand cœur.

Monsieur de Chatel. — J'aurai recours à vous avec reconnaissance, chère madame Guizol ; mais, pour le moment, nous regorgeons.

Madame Guizol. — On dit ça... et puis, à la der- nière minute, on n'est pas fâché d'ajouter à son menu une tourte aux anchois ou un beau fassoun bien dodu, rond comme un pigeon.

Monsieur de Chatel. — Qu'est-ce que c'est qu'un fassoun ?

Monsieur Guizol. — Péchère ! Vous ne savez pas !

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