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698 LA NOUVELLE REVUE FRANÇAISE

quelqu'un. Mais c'est une plaisanterie que de nous montrer ces réformes instituées par une petite oligarchie, de nous parler des " réformateurs triomphants de la Sorbonne nouvelle. " Comment MM. Durkheim, Lanson et Seignobos auraient-ils eu le pouvoir d'imposer des méthodes à des collè- gues qui ne les eussent pas trouvées bonnes ? Dans l'enseignement supérieur, chacun est maître chez soi, dispose ses leçons comme il veut, fait passer les examens et joue avec les programmes comme il l'entend. On ne voit pas du tout ces trois mousquetaires partant à la conquête d'un enseignement supérieur passif et obéissant. C'est une Sorbonne esclave, un étudiant esclave, que forge complaisamment et imaginairement Agathon.

Et puis est-il toujours bien renseigné ? Personne ne lui a-t-il appris que les diverses agrégations, c'est-à-dire la principale épreuve préparée en Sor- bonne, sont des examens de culture générale ? Les rapports même qu'il cite témoignent d'exigences de cet ordre dans les jurys. Mémoires, fiches, bibliographie, (tout ce qu'il exorcise comme usur- pateur) sont à la Sorbonne besogne liminaire. On les met de côté à l'agrégation, on les retrouve quand on prépare sa thèse, quand on est capable d'en disposer non plus servilement, mais en maître (ou quand on est censé l'être et tout programme d'éducation ne porte-t-il pas précisément sur ce " censé ", sur un idéal par rares intermittences réalisé).

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