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626 LA NOUVELLE REVUE FRANÇAISE

��LE GUIGNOL LYONNAIS (Théâtre de Monsieur).

Après l'extraordinaire révélation que fut le jeu de l'acteur italien Zacconi, inoubliable dans les Revenants, comme d'ail- leurs dans tous les rôles qu'il a joués à Paris, la meilleure surprise de cet hiver théâtral, fut, soit dit sans irrévérence, le Guignol lyonnais. Le public ne semble pas avoir compris l'intérêt de ces représentations. Il rougissait de s'amuser à ce spectacle enfantin plus qu'il n'aurait rougi d'être surpris à un amusement inavouable. Prévention sotte à double titre car ces plaisanteries de Guignol ont été destinées à faire rire des auditoires populaires avant de s'adresser aux enfants ; et un humour qui, sans se défraîchir, sait égayer des générations d'enfants doit forcément contenir des éléments de comique éternel. Je ne parle même pas des cocasseries de l'accent lyonnais, bien que de nombreuses pièces n'aient dû leur succès qu'à l'exploitation de ce genre de drôlerie et que l'accent anglais par exemple ne puisse pas avoir pour nous le profond comique d'un accent provincial. Mais le personnage même de Guignol apporte avec lui un amusement inépuisable. Il n'est tout entier dans aucune des pièces qu'on nous représente mais à travers quatre ou cinq aventures on commence à le décou- vrir ; car c'est un personnage très cohérent, bon enfant et rusé, égoïste et dévoué, dupeur et dupé. Aucun type de valet de l'ancienne comédie ne vaut celui-là. Une seule chose lui a manqué, l'expression littéraire. J. S.

��EXPOSITION THEO VAN RYSSELBERGHE (Galerie Druet).

Santé, clarté et joie, comme vous vous dégagez, avec calme et sûreté, des quatre panneaux qu'aligne le peintre Théo van Rysselberghe à la cimaise de la salle Druet !

La recherche en paraît absente, tellement elle s'y cache. Aucune trace d'effort. Nos yeux se reposent à regarder les

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