Ouvrir le menu principal
Cette page n’a pas encore été corrigée


48 LA NOUVELLE REVUE FRANÇAISE

Monsieur Floche, sans rien dire lui-même, hochait la tête obliquement et, d'un sourire, faisait sien chaque propos de sa femme.

— Je vois bien, dis-je, que la maison est très vaste ; mais je vous certifie que je ne saurais être installé plus agréable- ment.

— Monsieur et Madame Floche, dit l'abbé, se plai- sent à gâter leurs hôtes.

Mademoiselle Olympe apportait sur une assiette des tranches de pain grillé ; elle poussa devant elle le petit stropiat que j'avais vu culbuter tout à l'heure. L'abbé le saisit par le bras :

— Allons, Casimir ! Vous n'êtes plus un bébé ; venez saluer Monsieur Lacase comme un homme. Tendez la main... Regardez en face !... — puis se tournant vers moi comme pour l'excuser : — Nous n'avons pas encore grand usage du monde...

La timidité de l'enfant me gênait :

— C'est votre petit-fils ? demandai-je à Madame Floche, oublieux des renseignements que l'abbé m'avait fournis la veille.

— Notre petit-neveu, répondit-elle ; vous verrez un peu plus tard mon beau-frère et ma sœur, ses grands-parents.

— Il n'osait pas rentrer parce qu'il avait empli de boue ses vêtements en jouant avec Terno, expliqua Mademoi- selle Verdure.

— Drôle de façon de jouer, dis-je, en me tournant aflFablement vers Casimir ; j'étais à la fenêtre quand il vous a culbuté... Il ne vous a pas fait mal ?

— Il faut dire à Monsieur Lacase, expliqua l'abbé à son tour, que l'équilibre n'est pas notre fort...

�� �