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ISABELLE 451

— L'huissier s'entend avec l'homme d'affaires des créanciers, qui s'est installé là-bas et — il se pencha vers mon oreille — qui couche avec elle, puisqu'il vous plaît de tout savoir.

— Les livres et les papiers de Monsieur Floche ? de- mandai-je, sans paraître ému par sa dernière phrase.

— Le mobilier du château et la bibliothèque feront l'effet d'une vente prochaine ; ou pour parler mieux : d'une saisie. Là-bas, personne heureusement ne se doute de la valeur de certains ouvrages ; sans quoi ceux-ci au- raient disparu depuis longtemps.

— Un coquin peut surgir...

— A présent les scellés sont posés ; n'ayez crainte ; on ne les lèvera qu'à l'occasion de l'inventaire.

— Que dit de tout cela la baronne ?

— Elle ne se doute de rien ; on lui porte à manger dans sa chambre ; elle ne sait seulement pas que sa fille est là.

— Vous ne dites rien du baron ?

— Il est mort il y a trois semaines, à Caen, dans une maison de retraite où nous venions de le faire accepter.

Nous arrivions à Pont-l'Evêque. Un prêtre était venu à la rencontre de l'abbé Santal, qui prit congé de moi après m'avoir indiqué un hôtel et un loueur de voitures.

La voiture que je louai le lendemain me déposa à l'en- trée du parc de la Quartfourche ; il fut convenu qu'elle viendrait me reprendre dans une couple d'heures, après que les chevaux se seraient reposés dans l'écurie d'une des fermes.

Je trouvai la grille du parc grande ouverte ; le sol

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