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450 LA NOUVELLE REVUE FRANÇAISE

N'empêche que dans le pays on jasait. Ça déplaisait de voir hériter la nièce. Et vous voyez qu'elle aussi, la Ver- dure, a jugé préférable de s'en aller.

— Qui reste auprès de Casimir ?

— Ah ! vous avez tout de même compris que sa mère n'est pas une société pour l'enfant ! Eh bien ! il passe presque tout son temps chez les Chointreuil, vous savez bien : le jardinier et sa femme.

— Gratien !

— Oui Gratien ; qui voulait s'opposer à ce qu'on abattît des arbres dans le parc ; mais il n'a pu empêcher rien du tout. C'est la misère.

— Les Floche n'étaient pourtant pas sans argent.

— Mais tout était mangé, du premier jour, mon bon Monsieur. Sur trois fermes de la Quartfourche, Madame Floche en possédait deux qu'on a vendues, il y a beau temps, aux fermiers. La troisième, la petite ferme des Fonds, appartient encore à la baronne ; elle n'était plus affermée, Gratien en surveillait le faire-valoir ; mais elle sera bientôt mise en vente avec le reste.

— La Quartfourche va être mise en vente !

— Par adjudication. Mais ça ne pourra pas se faire avant la fin de l'été. En attendant je vous prie de croire que la demoiselle profite. Il lui faudra bien finir par mettre les pouces ; quand on aura déjà enlevé la moitié des arbres...

— Comment se trouve-t-il quelqu'un pour les lui acheter, si elle n'a pas le droit de les vendre ?

— Ah ! vous êtes encore jeune. Quand on vend à vil prix on trouve toujours acquéreur.

— Le moindre huissier peut empêcher cela.

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