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ISABELLE 447

fallu. Alors maintenant je couche dam la chambre à côté de Delphine^ parceque Loly a été rappelée dans VOrne par son frère. Gratien aussi est très bon pour moi. Il m'a montré à faire des boutures et des greffés ce qui est très amusant^ et puis faide à abattre les arbres.

Vous saveZj '^otre petit papier ousque vous avez écrit votre promesse^ il faut Voublier parcequil ny aurait plus personne ici pour vous recevoir. Mais ça me fait beaucoup de chagrin de ne pas vous revoir parceque je vous aimais biens Mais je ne vous oublie pas.

Votre petit ami Casimir.

La mort de Monsieur et Madame Floche m'avait laissé assez indifférent, mais cette lettre maladroite et dépour- vue, me remua. Je n'étais pas libre en ce moment, mais je me promis, dès les vacances de Pâques, de pousser une reconnaissance jusqu'à la Quartfourche. Que m'importait qu'on ne put m'y recevoir ? Je descendrais à Pont-l'Evêque et louerais une voiture. Ai-je besoin d'ajouter que la pen- sée d'y retrouver peut-être la mystérieuse Isabelle m'y attirait autant que ma grande pitié pour l'enfant. Certains passages de cette lettre me restaient incompréhensibles ; j'enchaînais mal les faits... L'attaque de la vieille, l'arrivée d'Isabelle à la Quartfourche, le départ de l'abbé, la mort des vieux à laquelle leur nièce n'assistait point, le départ de Mademoiselle Verdure... ne fallait-il voir là qu'une suite fortuite d'événements, ou chercher entre eux quel- que rapport ? Ni Casimir n'aurait su, ni l'abbé voulu m'en instruire. Force était d'attendre Avril. Dès mon second jour de liberté, je partis.

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