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366 LA NOUVELLE REVUE FRANÇAISE

n'est pas mal, à condition de ne pas exagérer. Or j'exagère. 11 me faudrait une petite créature brune comme celle dont je te parlais au commencement de cette lettre et qui me mettrait au cœur de la douceur et de la flatterie.

��XLVII

30 août 1898 Mon ami bien-aimé, je t'écris avec bien de la peine et bien de la tendresse. Toute ma solitude me pèse, m'accable, m'énerve, il me faut en ce moment quelqu'un à qui je parle. Quelqu'un, n'importe qui. Pense alors que toi, qui es mon ami bien-aimé, si je te cause en ce moment, c'est avec une piété infinie, c'est en multipliant mon émotion naturelle, c'est en mettant dans cette ""X^ lettre tout mon cœur bien chaud. J'ai bien peur,

d'ailleurs, puisque tu ne m'as pas écrit depuis loi,'- ngtemps, que tu n'éprouves des souffrances capiî-^' i.les, auprès desquelles les miennes sont de petits K| Sobos. Dans ce cas, mon bon ami, il faudrait m'excus<^^er et lire cette lettre légèrement. Il faudrait surtout (f^^'ue tu te dises que si je connaissais tes maux je^ * ne viendrais pas t'importuner avec mes doléances^' Mais avant que de continuer, je veux m'arrêter 'f^un instant pour te dire que j'ai pour toi une amitiéV^ pleine d'élans. Je pense à toi comme à

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