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362 LA NOUVELLE REVUE FRANÇAISE

fester contre cette tragédie. Certes il y a eu quel- ques ricanements causés par des vers ou des situations malheureuses, mais il n'y a pas eu de chahut. Les naturistes étaient ignobles de provo- cation dans la salle. J'ai vu imposer silence à des gens qui ne disaient rien et surveiller des gens qu'on craignait. On imposait par la force l'admira- tion. Je n'ai pas une grande expérience des choses littéraires, mais je n'ai jamais vu de fait semblable. Si cela continue, nous allons tomber sous le régime du sabre naturiste. D'ailleurs ceci n'a pas d'im- portance puisque la pièce est mauvaise. Mais retiens bien qu'en fait de chahut il ny a eu que le bruit que les naturistes ont fait. Tout ceci montre une fois de plus que les naturistes ne perdent pas une occasion de se faire de la réclame.

Mon bon vieux, je suis heureux de toute la tendresse que tu me gardes. J'ai pour toi la même aifection. Notre amitié devient tranquille et pro- fonde comme un vieil amour. C'est bien délicieux, à un moment quelconque de la journée de se dire qu'il y a quelque part un homme intelligent et fort qui vous aime. Ça me rend tous les jours très bons. Il y a des moments où il me semble que l'azur est d'un bleu profond. Mon affection pour toi n'a plus les crises d'autrefois, mais elle a une pureté divine. Parfois je mets la main sur mon cœur, et je sens qu'une de tes lettres est là.

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