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LETTRES DE CHARLES-LOUIS PHILIPPE 347

inquiet au sujet de ma santé. Certes, j'ai bien des précautions à prendre. 11 faut que je mène une vie régulière, que je ne boive ni ne fume guère, mais tu vois par cette prospérité matérielle que je t'ai indiquée qu'il ne faut pas être inquiet. Mais sois bien sûr si un jour où l'autre j'étais malade je ne te le laisserais pas ignorer, et il faudrait que tu fasses de même. Je vais te quitter. En finissant les lettres que je t'écris, mon âme devient plus grave et voudrait s'exprimer avec une tendresse sérieuse et profonde. Je suis ému, non par crise, mais d'une grande émotion qui vient du fond de moi-même. Je voudrais chaque fois trouver des phrases qui diraient toute ma tendresse et qui te feraient comprendre que c'est tout le meilleur de moi-même que je t'adresse. Tu es excessivement bon, et tu m'as causé les plus grands plaisirs que j'aurais en ce monde. Ecris-moi bien vite et songe que je t'aime.

Louis

XL

I mai 1898

J'ai beaucoup souffert aussi, ces temps derniers, et il me semble que cette souffrance s'accroît chaque jour. La cause est contraire à la cause de ta peine. Tu souffres parce que tu es aimé, et je

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