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LETTRES DE CHARLES-LOUIS PHILIPPE 343

XXXVII

CériUy (Allier)

lo février 1898

Mon bon vieux, je ne m'explique pas vraiment que tu ne m'aies pas écrit encore. Il faut que tu sois malade ou que tu aies un motif de colère contre moi, sinon je ne comprends pas. Voici deux mots que je t'adresse, le premier pour te demander des renseignements au sujet des photographies que tu m'avais demandées et le second pour t'annoncer qu'étant malade je partais chez moi pour longtemps. Même silence dans les deux cas. Qu'est-ce que ça signifie ? Il est bien évident que tu n'auras pas l'intention de moins m'écrire au moment oia je suis à plaindre et où j'ai tant besoin de ta tendresse.

Voici ma situation : Je suis atteint d'une adénite scrofuleuse. Il y avait mardi dernier 8 jours on m'a fait une incision, à l'hôpital St-Louis, et on m'a expédié chez moi pour que j'y respire un air pur et pour que j'y boive de l'huile de foie de morue (je dois arriver à en prendre 9 cuillerées par jour.) Comme conséquence de cette incision, j'ai une plaie au-dessus de l'aine, qui suppure et qui, si elle ne me fait pas souiïrir, m'oblige à gar- der une immobilité absolue. Le jour je ne quitte pas mon fauteuil, où d'ailleurs ma position n'est

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