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parlerai dans mes mémoires. Mais je suis trop indigné contre lui. Je l’ai subi plus d’une heure ce soir, avant de t’écrire cette lettre, et il m’a tant rasé que je mp suis demandé si je n’allais pas avoir une crise de nerfs ou si, furieux, je n’allais pas lui jeter ma lampe à la tête. Et dire que je l’ai eu sur le dos pendant 5 jours, nom de Dieu ! Il est plein de cette mauvaise foi dans les discussions et de cette suffisance d’esprit qu’on ne rencontre que chez les prêtres. Il a des inintelligences de gâteux, des parti-pris d’idiot. C’est certainement l’homme de lettres le plus désagréable qu’il m’ait jamais été donné de voir. Il te dira sans doute que je suis un garçon charmant. J’te crois ! je le laissais causer tout le temps. Il me tutoie déjà, mais s’il savait comme lui, sa bande, et ses idées, je les hais ! Il m’a enlevé d’un coup toutes les intentions qui auraient pu me prendre de me faire catholique. Je ne sais plus quoi dire, tellement je suis furieux. Je lui ai remis l'Idiot pour qu’il te le donne, mais je souhaite qu’il ne te rase pas autant qu’il m’a rasé.

XXXVI

18 janvier 1898

Mon ami bien aimé, il est bien triste que je ne t’aie pas écrit plus tôt. J’ai reçu de toi trois lettres