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284 ^^ NOUVELLE REVUE FRANÇAISE

votre premier travail pour mettre entre vos mains d'autres papiers que j'ai ressortis hier soir ; je comptais sur eux, je l'avoue, pour vous intéresser à neuf et pour vous retenir davantage. Il va donc me falloir vous montrer cela tout de suite. Venez avec moi ; vous avez encore un peu de temps jusqu'au soir ; car je n'ose, n'est-ce pas, vous demander de revenir.. ?

Devant la déconvenue du vieillard je prenais honte de ma conduite. J'avais travaillé d'arrache-pied toute la journée de la veille et cette dernière matinée, de sorte qu'en réalité il ne me restait plus beaucoup à glaner sur les premiers papiers que m'avait confiés Monsieur Floche; mais sitôt que nous fûmes montés dans sa retraite, le voici qui, du fond d'un tiroir, sortit avec un geste mysté- rieux un paquet enveloppé de toiles et ficelé ; une fiche passée sous la ficelle portait, en manière de table, la nomenclature des papiers, leur provenance.

— Emportez tout le paquet, dit-il ; tout n'y est sans <loute pas bien fameux ; mais vous aurez plus vite fait que moi de démêler là-dedans ce qui vous intéresse.

Tandis qu'il ouvrait puis refermait d'autres tiroirs et •s'affairait, je descendis dans la bibliothèque avec la liasse <jue je développai sur la grande table.

Certains papiers effectivement se rapportaient à mon travail, mais ils étaient en petit nombre et d'importance médiocre ; la plupart, de la main même de Monsieur Floche, avaient trait à la vie de Massillon, et, partant, ne me touchaient guère.

En vérité le pauvre Floche comptait-il là-dessus pour me retenir ? Je le regardai ; il s'était à présent renfoncé dans sa chancelière et s'occupait à déboucher minutieuse-

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