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272 LA NOUVELLE REVUE FRANÇAISE

de biographe, suivant attentivement toutes les grandes sources. Mais chaque fois que l'occasion s'en présente, il insiste sur les faits qu'une certaine partie du public voudrait ignorer. 11 aime les jouisseurs, et Robert Burns lui paraît plus digne d'intérêt que son père William, parce que le stoï- cisme était habituel chez le père, tandis que chez le fils " se trouvait, à l'état latent, un monde d'ap- pétits, de forces et de possibilités tout contraires au stoïcisme. " Quelle aventure en effet que celle d'un homme du génie de Burns jeté dans les con- ditions de vie des paysans écossais au XVIIP siècle!

Parlant des études de français du Barde, Henley regrette qu'il " n'ait pas lu avec plus de fruit le La Fontaine des Contes, car il était fait pour en donner une réplique écossaise." Quoi qu'on puisse penser de cela, le coup destiné à 1' " esprit victo- rien " est bien porté. De même, il reproche à son ami R. L. Stevenson d'avoir condamné certaines parties de l'œuvre de Burns, comme le poëme de " Bienvenue à Sa Fille Née de l'Amour " et les endroits où il parle de ses bâtards. Henley admire, au contraire, la franchise du Barde. " Il est trop tard, dit-il, dans l'histoire du monde, pour excuser l'instinct primordial ", et il déclare que le sujet de discussion le plus riche est toujours " la femme ". Il va jusqu'à braver l'honnêteté (en français, natu- rellement.)

Cette longue étude ne contient aucune allusion

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