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253.

��POEMES

EQUATORIAL

A M. Michel Garriguts.

Je t^ envoie ce papillon velu^ noir-vert^ de Java.

Il éclaire

Son coffre dor dont le couvercle est de cristal.

Je l'ai vu palpitant sur la sombre lumière

D'une longue asôga.

Il fut pris Avec une petite main jaune qui me l'offrit.

Et comme il a vécu sous un ciel végétal

— Parfumantes futaies de penlitchis et de santals

Tu rêveras aux nocturnes orages

Lorsque^ sous le feu d'un éclair

Une immense forêt illuminée s'éteint !

Au fond des profondeurs s'attarde un lourd tonnerre.^

Et r immense forêt s' illumine et s' éteint

Et la houle du vent, de l'eau, et du parfum...

Grand papillon ivre et splendide, après l'orage.

Pendant la fugitive aurore.

Grand papillon, plus riche encore !

Que suivaient les beaux yeux amoureux à Java,.^

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