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A LA SOURCE FONTÉLIE 20I

D'une herbe par ton onde immobile rejointe^ Et qui force aux regards d'hésiter, la fontaine.

Déesse, ils font contrainte et font faite chrétienne, £/, sur toi dirigeant d' injurieuses mains. Comme un cloître muré ce temple souterrain Où, seules, désormais, aux fentes de la pierre. Vous croissez, sombre foule, hélas ! pariétaires. J'ai vu,fai vu percer, du milieu de tes limbes. Images quon devine au défaut de leur nimbe. Les Saintes à qui fut ta source consacrée. Elles vont s' effaçant, âmes décorporées. Lasses de mesurer aux tiens leurs tristes charmes Que ta limpide humeur goutte à goutte désarme. Et, dans r ombre muette et la roche absorbées. Célébrant avec toi des noces dérobées. Te résignent en paix leur longue patience. Heureuses de se fondre à ta fluide essence.

Ainsi, dans ta caverne aveugle retirée.

Tu l'emportes, en vain captive et conjurée,

Arcadienne, o toi dont le souhait jaloux

Fut de ne desserrer un seul jour tes genoux /

Comme au siècle ou par l'antre en silence pressée.

Et d'un trait fraternel purement caressée.

Tu ne pouvais souffrir qu'un mortel eût guetté.

Se trahissant à l'air, ta chaste nudité.

Ainsi, scellant la nymphe à tes flancs recelée.

Fidèles à ton vœu d'être toujours voilée.

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