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��L'EXEMPLE DE RACINE

��Notre " grand siècle " dit " classique " — oui, si rétracté mais si violent, si économe mais si prodigue ! — est en train de singulièrement s'appauvrir aux yeux de nos contemporains, par l'habitude que semblent prendre les plus acharnés de ses partisans, de résumer tout son effort, toute sa réussite littéraire, tout son exemple, en l'œuvre d'un seul maître: vraiment ! on ne jure plus que par Ra- cine! Même racinien, comment accueillir sans agace- ment le même refrain au bout de chaque couplet de la chanson ? Je me méfie de la solution unique dont on veut clore trop de divers problèmes, je m'en méfie autant en art qu'en politique, et je voudrais être bien sûr qu'il ne s'agit de rien ici qui puisse res- sembler à un acte de foi. Certains dévots du nou- veau " dieu " ne se plaisent-ils pas à lui rendre un culte d'autant plus ardent, que ce Dieu de- meure pour eux " l'inconnu " ou " l'inconnais- sable " ? Au fait, quel racinisme confessent-ils ? celui de Voltaire ou celui de Sainte-Beuve ? celui de Taine ou celui de Brunetière ? Quand ils défen- dent, contre un conférencier que je n'ai garde en

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