Ouvrir le menu principal
Cette page n’a pas encore été corrigée


722 LA NOUVELLE REVUE FRANÇAISE

de soi elle s'en saisit ! commence de le savourer. Plusieurs, ici et là, sont ainsi closes, occupées à ressentir Dieu ; dévotes chaudes et secrètes ! Et ces deux vieilles je ne les oublierai pas, dont j'aperçois là, offerts sous la blondeur des cierges, et qui soudainement s'extasient, les étroits visages arides, au teint saur, les masques jaloux et avares — ni à leurs côtés cette jolie jeune fille toute sage, la modestie dont elle communie.

�� ��Frais couloirs, et toujours pleins d'ombre, entre les hautes cases foncées. Ici et là, une boutique sombre recèle tout un trésor de fruits ; un éboule- ment d'oranges fait dans l'obscurité de quelque échoppe une opulence — Maints cabarets ! Dans celui-ci, caverneux et nu, où j'entre, sont attablés avec je ne sais quelles femelles rauques des gaillards à l'air brutal ; je veux comme eux boire de ce vin noir ! en fumant une cigarette et croquant des amandes grillées.

Et l'aristocratique voie où des habitations anti- ques d'hidalgos se carrent, affichant leurs armoiries telles que de pompeux rébus ; les portes sont closes et les fenêtres, et l'on n'entend point vivre au-dedans. — Ces jacassantes senoras que je croise, ces garces de haute mine et d'un si provocant quant-à-soi, il me faut endurer leur noire œillade,

�� �