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��LA NOUVELLE REVUE FRANÇAISE

��pose. Quelle que soit la région où nous conduit l'activité de ses financiers, M. Paul Adam, pour nous rendre tangibles les modifications qu'elle apporte dans l'ordre physique et moral, n'a de cesse qu'il ne nous ait fait voir de nos yeux, avant, pendant et après, par force personnages et péripéties inter- posées, le paysage, le milieu, la race et tout ce qui fait la vie locale, particularisée, de telle province cubaine, d'un district américain, d'un département français. Bien plus, c'est là que, — M. Paul Adam cédant à son penchant naturel — nous trouvons, sinon les meilleures pages du volume, attendu qu'elles sont proprement digressives ou laborieuses préparations, du moins les mieux venues et les plus vivantes. Mais entre tant de tableaux et d'intrigues profusément accumulés, et l'homme du Trust dont la main partout se re- trouve, nous distinguons mal quelle est la relation, la nature exacte du rapport. La situation jamais ne se dessine ou se noue. En vain, l'on cherche le théorème, si je puis dire, sur lequel va s'échafau- der, ou déjà s'élabore, tout édifice de l'argumen- tation romanesque. Figure centrale, sans doute, cet Héricourt est à la fois trop loin des événements, puisqu'il les domine, et trop près, puisqu'il les sus- cite, pour que nous puissions le rattacher sûrement à l'encombrant ensemble et, du coup, débrouiller le chaos en lui donant l'unité et la direction. Au surplus, quand M. Paul Adam nous aura révélé,

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