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G. DEHERME ET LA CRISE SOCIALE 589

de la convergence qui est indispensable pour que la société ne se détraque point. " Il ne laisse d'avance à l'esprit que le choix entre deux ortho- doxies. N'a-t-il pas dit, aux premières lignes de son livre : " On n'est libre que dans la discipline, on n'aime la liberté que dans la règle. Le positi- visme et le catholicisme sont une discipline et une règle pour la pensée et la conduite. Dans ces deux grandes doctrines, et par elles seulement, on peut s'entendre, on peut s'associer, puisqu'on peut savoir dans quelle mesure et pour quelle fin. " Ainsi pour lui rien n'a changé depuis le temps où Auguste Comte dépêchait au général des Jésuites son disci- ple Sabatier. Et voici quel cas il fait des doutes les plus sincères : " Nous savons bien que, du dehors, l'une et l'autre doctrines se peuvent discuter. Tout se peut discuter ainsi, et d'abord la vie. Mais il s'agit, précisément, de vous placer au-dedans d'un ordre, de subordonner les mouvements de la pensée et de l'énergie à l'existence, enfin de nous guérir de la manie anarchique,léthifère, de la discussion sur ce qui est nécessaire à la force et à la vie d'une société." — Non, ce n'est pas du dehors, c'est du dedans que tout peut et doit être discuté. C'est justement quand on accepte la nécessité d'un ordre, qu'appa- raît bien l'insuffisance des solutions qui négligent une partie des éléments à ordonner. S'il doit exister un pouvoir spirituel, il ne se formera point à l'ombre d'un dogmatisme ; et pour sauvegarder

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