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NOTES 527

ceux qui les traquent. " Écoute, Israël, aux armes ". Il y a encore dans les torrents des pierres pour la fronde de David.

Mais des vieillards de sa race, Spire apprend que la révolte est vaine. Qu'on écoute leur plainte admirable.

Alors les vieillards se lamentèrent

��Chaque fois qu'un de nous a relevé la tête V Étranger a marqué les poteaux de nos fortes A pris nos premiers nés, a massacré nos femmes, . Laissez-nous : la seule injustice, c'est de mourir Le sourire ambigu de nos lèvres soumises Nos faces humiliées, nos âmes impassibles Nous gardent mieux que vous.

De même les routes sont ouvertes. Qu'Israël abandonne les fausses patries où il s'entasse. Qu'il prenne le pain sans levain et les herbes amères. L'Océan de nouveau peut s'ouvrir devant lui. C'est à un suprême exode que Spire enfin convie son peuple. Ainsi le dernier espoir où Use réfugie n'est pas celui d'un port, mais d'un voyage.

�� ��Le livre d'André Spire n'a pas la continuité que cette analyse lui prête. Ses poèmes sont de courts cris rauques qui par intervalle s'élèvent dans un espace brûlant. La pensée tendre et violente fait à chaque instant craquer la strophe un peu maigre. " La maigreur, " dit Barrés, dans le Secret de Tolède, en parlant de la philosophie juive, " élégance d'une pensée née sous le palmier. " Oui, mais c'est bien plutôt la maigreur d'un énergumène, d'un coureur exalté qui traverse un désert, pour toucher le Messie. H. F.

��UN ARTICLE DE M. PAUL ADAM.

La Phalange du 20 Février publie, de Paul Adam,de curieuses Remarques sur la Fécondité Littéraire. Ce n'est pas qu'elles

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