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42 LA NOUVELLE REVUE FRANÇAISE

guidait. Cet homme qui connut si parfaitement l'âme moderne, telle qu'elle s'exprime chez les Français et chez les étrangers, se cultiva par la fréquentation des plus classiques de nos écrivains. Il voulait bien penser, et exprimer en une langue claire ses sentiments et ses pensées. Ce souci d'ordre intellectuel domina sa recherche. Il soumit toujours ses mouvements au contrôle de sa raison. Il connaissait l'angoisse et la douleur, mais il refusait de les laisser s'exprimer en cris inarticulés.

L'ordre, c'était pour lui une des plus belles acquisitions de l'esprit. 11 l'a mis dans son oeuvre comme il l'avait mis dans sa vie, qui était admira- blement ordonnée. D'abord une parfaite dignité morale, puis chaque chose à sa place, et chaque acte en son temps. Le travail accompli, il se don- nait aux siens. Et lorsque ses enfants avaient reçu ses dernières caresses du soir, il écrivait, s'il en avait le loisir, auprès de sa femme qui travaillait.

Dans sa vie diminuée par la maladie et remplie par le travail et les soucis de l'époux et du père, il avait su faire une place à l'action extérieure et à l'art. Vers 1895, il avait fréquenté les réunions littéraires, comme celles de la Plume, et les réunions anarchistes. Plus tard la Plume, le Parti Ouvrier, Y Art Social, Y Humanité Nouvelle, Y Enclos, Y Ermitage, le Mercure de France, Antèe, la Société Nouvelle, la Nouvelle Revue Française, eurent sa collaboration.

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