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UNE DISCIPLINE DU VERS LIBRE 459

Nous n'insisterons pas. Ceci est d'une évidente justesse dans l'ingéniosité. Voici un mécanisme clair, éprouvé et légitime. Nous en dirons autant du mécanisme de la symétrie : symétrie de coupe, symétrie de tour ; le mot prononcé, la chose se devine.

Mais, ces trois lois diverses {symétrie, constante, équilibre) ne se laissent-elles pas ramener assez aisément à un principe général, qui est précisément le principe essentiel de la tradition métrique : j'ai nommé le " parallélisme " ? Parallélisme varié, retardé, raffiné sans doute, mais continuant et étendant le parallélisme plus rigoureux du vers classique.

Grâce à lui, " le vers libre " selon MM. Duhamel et Vildrac satisfait aux conditions, dictées par l'étymologie, que naguère exigeait du vers Michel Arnauld : " Le seul mot de vers (versus) disait-il, implique un certain retour régulier ". Oui certes. Mais ne l'oublions pas, à côté de la régularité de Racine, il y a la régularité, déjà assez approximative deLaFontaine,et de laquelle nous nous autorisons... Il me semble, quant à moi, que la vraie tradition du rhythme se continue dans " le vers libre " qui nous est proposé ici. Et ce " vers libre " je le considérerais volontiers comme un intermédiaire heureux, viable, entre le mètre régulier et la strophe analytique intégrale, s'il ne comportait la négation d'un principe à mon avis, irremplaçable : celui du

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