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Tu retires le clair et fragile miroir

Du bord de la fenêtre
Et ton trousseau de clefs balle au long du tiroir

De l’armoire de hêtre.


J’écoute, et te voici qui tisonnes le feu

Et réveilles les braises
Et qui ranges autour des murs silencieux

Le silence des chaises


Tu enlèves de la corbeille aux pieds étroits

La fugace poussière
Et ta bague se heurte et résonne aux parois

Frémissantes d’un verre.


Et je me sens heureux, plus que jamais, ce soir,

De ta présence tendre,
Et de la sentir proche, et de ne pas la voir

Et de toujours l’entendre.


IV


Avec la même ardeur que tu me fus jadis
Un jardin de splendeur dont les mouvants taillis
Ombraient les longs gazons et les roses dociles,
Tu m’es en ces temps noirs, un calme et sûr asile.